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Endométriose : les solutions naturelles pour contrer la maladie qui angoisse le plus les Françaises

Il n'existe toujours pas de traitement définitif de cette maladie gynécologique mais des solutions naturelles peuvent aider les patientes.

Chère lectrice, cher lecteur, quelles sont, à votre avis, les trois maladies qui entraînent le plus grand nombre de recherches sur Internet, de la part des Français ? Cancer ? Arthrose ? Diabète ? Vous avez tout faux ! Le cancer, par exemple, n'arrive qu'à la 69e place du top 100 (1), très loin derrière la maladie qui remporte la palme toutes catégories, la terrible endométriose.

À elle seule, cette maladie au nom barbare, qui touche exclusivement les femmes, fut longtemps ignorée et reste difficile à diagnostiquer, provoque pas moins de 175 500 recherches sur Internet chaque mois !

Cette maladie gynécologique livre enfin ses secrets

L'endomètre n'est autre que le tissu qui tapisse l'utérus. Sous l'action des hormones appelées œstrogènes, l'endomètre épaissit au cours de chaque cycle, en vue d'une éventuelle grossesse : il prépare la "chambre de bébé", en quelque sorte ! Si aucune grossesse ne se déclare, pas de problème : la couche superficielle de l'endomètre se désagrège, saigne puis est éliminée au cours des règles.

Pas de problème... sauf pour les 10 à 15 % de femmes qui souffrent d'endométriose. Pour elles, malheureusement, le cycle naturel risque fort de se transformer en chemin de croix, avec tout un lot d'effets très pénibles, douloureux, voire carrément dramatiques.

Chez les femmes atteintes de ce mal, les parties détruites de l'endomètre, au lieu d'être évacuées par le vagin, vont au contraire remonter en direction des trompes et des ovaires. Pire encore : les cellules endométriales qui auraient dû être évacuées vont se fixer à des endroits où elles sont fortement indésirables, tels que les ovaires et les trompes, mais aussi le vagin, le rectum, la vessie et même l'intestin.

Ce n'est pas tout, hélas : ces restes de muqueuse vont, à chaque nouveau cycle menstruel, se comporter comme s'ils se trouvaient toujours dans l'utérus. Ils vont donc épaissir, puis se mettre à saigner au moment des règles. Ce faisant, ils vont provoquer des réactions inflammatoires, lesquelles vont à leur tour créer des lésions. Ce sont ces inflammations qui, chez la femme atteinte d'endométriose, vont provoquer des douleurs.

De leur côté, les lésions vont former des cicatrices qui, en se multipliant au fil des mois et des années, risquent fort d'évoluer en nodules et en kystes, lesquels, bien sûr, entraîneront eux aussi leur cortège de souffrances. Car, à présent que nous connaissons le "principe" de l'endométriose, il est temps de s'intéresser à ses symptômes et ses conséquences.

Des "coups de poignard" pendant les règles ou après des rapports sexuels

Symptôme n°1, la douleur. Et, principalement, celle qui survient au moment des règles et que l'on nomme dysménorrhée. De nos jours, les spécialistes en gynécologie estiment que, sur l'ensemble des femmes subissant régulièrement des douleurs pelviennes, près de de la moitié souffrirait d'endométriose.

Seulement, attention : il ne s'agit pas là de simples "règles douloureuses", qu'une ou deux gélules de paracétamol suffiraient à calmer. Non, c'est bien pire que cela.

Les femmes souffrant d'endométriose parlent d'une douleur intense, voire "perverse". Si intense que, durant les premières vingt-quatre heures, il arrive à certaines d'avoir des malaises, tant la souffrance les taraude, au niveau des ovaires, dans le ventre, les reins et parfois jusqu'au milieu du dos.

Ce calvaire une fois par mois est-il suivi d'un répit pour les patientes ? Hélas non ! Car l'endométriose provoque toute une gamme de douleurs, qui peuvent surgir à n'importe quel moment.

C'est ainsi que certaines femmes peuvent être fauchées par la douleur juste après un orgasme. Elles parlent même de "coups de poignard".

Le côté retors de l'endométriose, c'est que ses symptômes, très variés, sont parfois très difficiles à relier à cette maladie. En effet, en dehors des règles douloureuses dont nous venons de parler, les femmes atteintes par le mal peuvent aussi souffrir de troubles digestifs - diarrhée ou, au contraire, constipation -, de dysfonctionnements urinaires - brûlures, mictions fréquentes, sang dans l'urine -, de fatigue chronique, de rapports sexuels douloureux (dyspareunie), de douleurs pelviennes et lombaires et même, le mal se propageant dans les jambes, de lombalgie, sciatique ou cruralgie (névralgie qui suit le nerf crural, du rachis jusqu'au bas le jambe).

On comprend que toutes ces sources de souffrances, dont certaines sont parfois très aiguës, peuvent gâcher totalement l'existence des femmes qui sont frappées par ce mal. Mais la conséquence qui se révèle souvent la plus dramatique, c'est l'infertilité. On estime en effet que 20 à 40 % des femmes stériles seraient atteintes d'endométriose.

Toujours aucun traitement définitif

Ces chiffres, déjà impressionnants, pourraient bien devoir être revus à la hausse, comme l'assure Endofrance, l'association qui s'emploie à lutter contre l'endométriose. Tout simplement parce que la maladie est souvent peu et mal cernée par la médecine.

Trop de médecins considèrent encore que souffrir au moment des règles est, sinon normal, du moins inévitable. Que la seule chose à faire est de « serrer les dents et attendre que ça passe ». Résultat navrant de cette désinvolture : on estime qu'une femme atteinte d'endométriose doit en moyenne attendre six ans avant que son mal soit diagnostiqué !

Pour apprendre alors qu'il n'existe aucun traitement définitif de l'endométriose. C'est-à-dire qu'on ne sait pas exactement ni comment ni pourquoi elle se déclenche, et la science moderne n'est pas davantage capable de vous en débarrasser définitivement.

Les principaux facteurs de risque

Tout ce que la médecine peut faire - mais c'est déjà beaucoup -, c'est de s'attaquer aux effets de la maladie, à ses conséquences. Mais, avant de nous pencher sur ces solutions, il est bon de savoir quelles catégories de femmes sont les plus sujettes à l'endométriose, les plus susceptibles d'en connaître un jour les souffrances.

A priori, toutes les femmes réglées sont exposées à la maladie. Ce qui veut dire qu'elle peut se déclarer très tôt, même si, souvent, son diagnostic prend des années. Dans l'immense majorité des cas (97 %), les femmes souffrant d'endométriose en sont libérées lorsque survient la ménopause.

Pour les autres, il existe des facteurs de risques accrus :

- Une puberté précoce, c'est-à-dire avant 12 ans.

- Des troubles de la menstruation : cycles courts, règles abondantes et prolongées sont souvent liés à l'endométriose.

- L'absence de grossesse. Le risque d'endométriose diminue avec le nombre de grossesses, lesquelles ont le pouvoir de "suspendre" la maladie... mais hélas pas de la supprimer définitivement.

- Le poids. La corpulence semble bien liée à l'endométriose. Mais, pour une fois, ce sont les femmes plantureuses qui sont avantagées, puisqu'on enregistre plus de cas chez celles dont l'indice de masse corporelle (IMC) est inférieur ou égal à 20 que chez celles dont ce même IMC est supérieur à 30...

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(1) Etude révélée en novembre 2018 par Newpharma, spécialiste de la pharmacie en ligne.

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