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Shinrin-yoku : ou comment les arbres peuvent nous soigner

Les chercheurs ont mis en évidence que marcher dans la nature réduisait la rumination des pensées négatives obsessionnelles.

Chère lectrice, cher lecteur, vous savez quoi ? Si vous sortiez de chez vous pour lire cette newsletter ? Vous avez bien un jardin, un square, un parc, un bois, une forêt ou tout simplement un balcon où vous pourrez prendre l'air tout en vous aérant les méninges, non ?Oui, nous sommes en manque ! En manque d'air et de lumière. L'homme est devenu une taupe pour l'homme.

Enfermés entre les quatre murs de notre chez-nous, cloîtrés sur notre lieu de travail, "incarcérés" dans notre automobile, confinés dans les transports en commun, nous ne voyons plus le monde qu'à travers des fenêtres.

Serions-nous devenus des morts-vivants victimes de temps modernes stakhanovistes et high-tech où tout est fait pour nous éloigner des arbres, de la terre, de l'air "frais", de la lumière ?

Une récente enquête menée par le cabinet YouGov (1) a mis en lumière que nous passions 90 % de nos journées à l'intérieur, soit plus de 21 heures ! L'étude qui portait sur ce que les sociocomportementalistes surnomment la "génération indoor" a passé au crible les habitudes de 16 000 personnes dans quatorze pays d'Europe et en Amérique du Nord.

Il en ressort que nous autres Français sous-estimons totalement le temps que nous passons à l'intérieur : 47 % des sondés l'estiment à moins de quatorze heures par jour. Loin du compte...

Résultat, décennie après décennie, les urbains (soit 80 % de la population française, NDLR) sont devenus malades. Et cette "maladie" porte un nom des plus banals : la sédentarité. Du latin "sedere", être assis.

De nombreuses études relayées par le ministère de la Santé ont démontré que nos modes de vie casaniers peuvent avoir des conséquences néfastes sur notre santé.

Travailler devant un écran, regarder la télé (même du sport !), lire, conduire, tout cela ne nous fait guère bouger. Notre organisme, figé sur une chaise ou un canapé, ne dépense pas assez d'énergie. C'est comme s'il se désactivait.

Savez-vous que, d'après l'OMS, la sédentarité se classe dans le top 10 des causes de mortalité ?

Quant à l'impact sur le psychisme, il est à l'avenant. N'oubliez pas que le cerveau est un "muscle" qui, lui aussi, a besoin de s'oxygéner régulièrement.

Bref, l'homme est devenu bien trop "artificiel". Emmurés dans nos quotidiens, de plus en plus coupés du monde réel par les mondes virtuels jaillis de nos écrans, nous ne savons plus respirer l'air "sauvage", regarder l'immensité du ciel, ressentir la pulsation de la terre sous nos pieds, communier avec la végétation qui nous entoure.

Au final, nous nous sommes coupés de notre propre monde.

Fort heureusement, nous ne sommes pas encore devenus des robots, des êtres bioniques, des hommes et des femmes "en boîtes" élevés en batterie. Nous pouvons encore ouvrir nos fenêtres, pousser nos portes et sortir. Devenons "la génération outdoor" !

Rien qu'en sortant dans la rue, le fait de s'adapter à la température extérieure, nous "réactive".

Promenons-nous dans les bois pour renforcer notre intellect

Se rendre dans un parc ou une forêt pour une escapade, ça n'est pas simplement prendre l'air, c'est aussi sortir... de soi-même. C'est trouver la clé de notre bien-renaître.

Et s'il semble évident qu'une bonne balade dans la nature est bénéfique pour le corps et l'esprit, ça va encore mieux en le prouvant.

Les chercheurs ont mis en évidence que marcher dans la nature réduisait la rumination des pensées négatives obsessionnelles.

Ils ont comparé deux groupes de promeneurs, l'un urbain, l'autre sylvestre, après une randonnée d'une heure et demie. Ceux qui avaient marché dans la nature avaient vu diminuer leur activité neuronale dans le cortex préfrontal, une zone associée aux maladies mentales.

Les scientifiques ont également expliqué qu'il y avait un lien entre dépression, troubles mentaux et urbanisation.

Moins de stress, moins de bruit, moins de distractions concourent donc à préserver notre santé mentale.

En 2012, Ruth Ann Atchley et David L. Strayer ont publié une étude intitulée "Creativity in the Wild : Improving Creative Reasoning through Immersion in Natural Settings". Ils avaient demandé aux participants de se déconnecter quatre jours durant de toute technologie et de se connecter à la nature. Ils devaient exécuter des tâches nécessitant un esprit créatif et résoudre des problèmes complexes. A l'issue de cette expérience, les candidats ont mesuré une augmentation de 50 % de leurs performances !

Le simple fait de se promener dans les bois renforcerait l'intelligence...

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(1) Etude commanditée par le groupe Velux, mai 2018 ; velux.fr/indoorgenerration

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